L'ingénierie et le réflexe précoce de l'épargne
Pour m'assurer un avenir solide, j'ai d'abord choisi une voie concrète en obtenant un diplôme d'ingénieur en bâtiment. À 23 ans, fraîchement entrée dans le monde de la promotion immobilière, j'ai posé la première brique de mon avenir.
La résidence principale, le socle de ma stratégie
À 24 ans, avec mon mari, nous achetons un beau terrain en Sologne. Nos salaires de débutants en CDI définissent notre budget. Avec l'aide technique de mon père, nous construisons notre maison. Nous y emménageons alors qu'elle n'est pas totalement finie. Notre fille naît, et nous agrandissons et aménageons le lieu au fil de nos évolutions professionnelles.
Cette acquisition précoce a été mon meilleur incubateur financier.
L'école de la discipline budgétaire
Avec un prêt au taux élevé de l'époque, 4,80 % renégocié plus tard, calculé au maximum de notre capacité d'endettement, le remboursement forcé est devenu notre meilleure épargne.
L'effet de levier mécanique
Au fil des années, nos salaires ont augmenté tandis que notre mensualité restait fixe. C'est cette marge nouvelle qui a libéré notre capacité d'emprunt pour la suite. Aujourd'hui, nous touchons au bout du remboursement de ce prêt.
L'escalade des investissements, du Pinel à la location saisonnière
À 33 ans, notre capacité d'endettement retrouvée nous a permis de sauter le pas du premier achat locatif en dispositif Pinel avec un engagement de 9 ans, la période fiscalement la plus avantageuse pour optimiser nos impôts professionnels grandissants.
Peu après, une opportunité se présente juste à côté de chez moi, une maison à rénover vendue aux enchères. Un projet parfait pour mon père maçon et notre esprit bricoleur. Nous l'achetons en famille via une SCI, un formidable outil de transmission. Entièrement rénovée par nos soins, nous la lançons en location saisonnière. Le succès est immédiat. Aujourd'hui, le prêt est intégralement remboursé, la société génère un chiffre d'affaires conséquent, et mes parents ont pu réaliser une donation avec démembrement de propriété pour anticiper leur succession.
Avant mes 40 ans, profitant des taux bancaires historiquement bas et de hausses de salaires, j'ai complété ce patrimoine en investissant dans une autre maison dans l'ancien, vendue louée en location nue.
Mes erreurs, le mirage des produits financiers volatiles
Parce que nos revenus augmentaient, notre fiscalité s'est alourdie. J'ai cherché à défiscaliser en dehors de l'immobilier. Sans conseiller pour m'aiguiller, j'ai investi en direct dans des start-ups via des plateformes de financement participatif. J'y plaçais environ 5 000 € par an.
Le résultat a été douloureux. Une majorité de ces sociétés ont fini en liquidation judiciaire et j'y ai plus perdu que gagné. Cette volatilité et ce manque de lisibilité ont renforcé ma conviction que l'investisseur a besoin d'être guidé par un œil expert.
La reconversion, de l'inaptitude à la liberté
En 2023, après 20 ans de carrière intense dans la promotion immobilière, mon corps a dit stop. Suite à un long arrêt maladie lié à une sclérose en plaques diagnostiquée à la sortie de mes études, j'ai dû faire le deuil de mon activité salariée via un licenciement pour inaptitude.
Ce moment de transition, ma crise de la quarantaine positive, s'est transformé en une véritable opportunité. Un bilan de compétences a révélé une évidence, je devais créer ma société de stratégie patrimoniale. Je me suis formée de manière intensive et j'ai complété mes connaissances sur les investissements financiers, bien au-delà des simples livrets bancaires traditionnels.